| Titre : | L'Insurrection des Asturies : quinze jours de révolution socialiste |
| Auteurs : | Manuel Grossi Mier, Auteur ; Julian Gorkin, Auteur de la postface, du colophon, etc. |
| Type de document : | texte imprimé |
| Année de publication : | 1972 |
| Format : | 1 vol. (238 p.-[1] dépl.) / carte, couv. ill. / 19 cm |
| Langues: | Français |
| Catégories : |
Sciences humaines > Histoire > 20ème siècle (De 1900 à 1999) > Révolution espagnole (de 1933 à 1939) Société > Classes sociales > Classe ouvrière |
| Résumé : |
"... le nom de Grossi n’est pas connu dans la république des lettres. Ce n’est ni un romancier, ni un essayiste, ni un journaliste. Grossi n’est pas un écrivain.
C’est un mineur, un révolutionnaire. C’est un des insurgés des Asturies. Il a été l’un des principaux dirigeants de cette héroïque épopée. Grossi, inconnu des milieux intellectuels, ne l’est cependant pas des travailleurs asturiens. Son nom est étroitement lié à ceux de Bonifacio Martin, José Maria Martinez et Gonzalez Peña. Au cours du printemps 1934, se constitua dans les Asturies l’Alliance ouvrière. Le Parti socialiste, l’Union générale des Travailleurs avec sa section décisive dans les Asturies : le Syndicat mineur asturien, la Confédération régionale du Travail des Asturies, Léon et Palencia, la Gauche communiste, le Bloc ouvrier et paysan, en faisaient partie. Le camarade Manuel Grossi fut nommé délégué du Bloc ouvrier et paysan au sein du Comité régional de l’Alliance ouvrière. L’Alliance ouvrière, durant les premiers temps de son existence, s’adonna à un travail de propagande. Les mineurs des bassins miniers de Mieres et Langreo se sentirent encouragés de voir que le Front unique était un fait réel, indiscutable. Le 1er mai fut déjà une annonce des journées épiques d’octobre. A Mieres et à Sama, les deux grands centres du bassin minier, eurent lieu des meetings qui furent une démonstration éclatante de la marche vers le front unique. Les mineurs, comprenant intuitivement la gravité de la situation politique, imposaient un embrassement cordial de toutes les fractions ouvrières : plus de séparation, plus de fractionnement. Unité des efforts ! Celui qui écrit cette Préface participa en tant qu’orateur à ces deux meetings, et put constater personnellement la force immense de tous ces travailleurs de la mine qui, se sentant unis, formaient un bloc compact. L’été fut dans les Asturies, plus que dans le reste de l’Espagne, temps de grande préparation. Les travailleurs des Asturies ne sont pas des dilettantes. Ils agissent toujours sérieusement. Le prolétariat asturien est indiscutablement la poutre solide du mouvement ouvrier espagnol. Quand il élabore un plan, il le réalise. Rien ni personne ne peut détruire ce qu’il a dans la tête. Il marche vers le but d’un pas sûr, décidé. Il a conscience de sa force. En septembre, les forces réactionnaires tentèrent de se concentrer à Covadonga. Elles voulaient, symboliquement, donner l’impression qu’elles partaient de ces rocs légendaires à la conquête de l’Espagne comme l’avaient fait, il y a des siècles, les Goths et les Chrétiens. Mais les mineurs étaient là, et les projets réactionnaires avortèrent. La concentration de Covadonga fut un vrai fiasco. Les travailleurs asturiens gagnèrent une importante bataille. Ils étaient invincibles. Vint octobre. Et les Asturies s’insurgèrent. Durant quinze jours, les mineurs, les armes à la main combattirent sans désemparer. ..." J Maurin (POUM) |
Exemplaires (1)
| Code-barres | Cote | Support | Localisation | Section | Disponibilité |
|---|---|---|---|---|---|
| BR-000685 | 93 GRO | Livre | Bibliothèque PMB Services | Politique | Libre accès Disponible |


