| Titre : | Rosa blanca : roman |
| Auteurs : | B. Traven, Auteur ; Charles Burghard, Traducteur |
| Type de document : | texte imprimé |
| ISBN/ISSN/EAN : | 978-2-7071-6579-4 |
| Format : | 1 vol. (261 p.) / couv. ill. en coul. / 19 cm |
| Langues: | Français |
| Langues originales: | Allemand |
| Index. décimale : | 803 |
| Catégories : |
Société > Classes sociales > Lutte des classes Société > Classes sociales > Paysanerie, populations rurales |
| Résumé : |
Rosa Blanca est le cinquième roman de B. Traven réédité par les éditions 10/18. 11 s'ajoute à La Charrette, La révolte des pendus, Le vaisseau des morts et Le trésor de la sierra madre, republiés au début de cette année, et que nous avions alors présentés dans ces colonnes (voir Lutte Ouvrière n° 972, 17 janvier 1987). B. Traven, de formation anarchiste, avait participé à la révolution prolétarienne en Bavière en 1920. Il s'était ensuite consacré à la littérature, en fuyant comme la peste toute publicité littéraire. Dans la plu-part de ses œuvres, il s'est fait l'interprète de la misère des paysans et des Indiens d'Amérique centrale et le porte-parole de leurs explosions de révolte. On retrouve cet état d'esprit dans Rosa Blanca. Rosa Blanca est le nom que porte une hacienda mexicaine où survivent quelques familles en cultivant la terre. Formelle-ment, au regard de la loi mexicaine, Hacinto en est le propriétaire. Mais Hacinto, lui, se sent le dépositaire d'une forme collective d'exploitation de la terre de Rosa Blanca et il entend n'en tirer aucun profit personnel. Pour lui, seule la terre est une richesse puisqu'elle est capable de faire vivre non seulement sa famille mais également toutes les familles de péones regroupées sur cette terre. Mais cette "Rose blanche" attire les convoitises. Autour d'elle s'agitent bientôt les envoyés de la Condor Oil Company, une compagnie de pétrole américaine qui rachète systématiquement les terres supposées riches en pétrole. Le condor est un rapace et tout lui semble bon pour avaler sa proie. Les émissaires multiplient les offres allé-chantes pour séduire Hacinto les tas d'or ont beau augmenter de volume devant ses yeux, il reste de marbre, ce qui ne man-que pas de laisser perplexe le négociateur diplômé de la Condor. Pour expliquer au lecteur l'appétit du capitaliste qui, des USA, tire toutes les ficelles, Traven consacre une large part du roman à conter avec simplicité et humour ce qui fait agir Mister Collins, l'intouchable président de la Condor Oil Company. Mister Collins a besoin d'argent, il lui en faut toujours plus et pour cela il ne cesse de lutter pour accumuler plus de dollars, pour drainer à lui toujours plus de profits. Traven nous entraîne dans les coulisses du monde capitaliste, il nous fait danser sur le volcan de la spéculation financière, dénonçant cet écheveau embrouillé à plaisir par les capitalistes pour augmenter encore leurs chances de profits supplémentaires, et la responsabilité des Mister Collins dans le déclenchement des crises. Face à ce système, les travail-leurs bien sûr peuvent se révolter, ils peuvent faire grève comme le font les mineurs de l'anthracite dans le livre de Traven. Mais si les grèves ne dépassent pas les limites des particularismes qui divisent les ouvriers, si les travailleurs ne savent pas se méfier de tous ceux qui, en leur nom, se portent à la tête de leurs luttes pour mieux les dévoyer, elles échoueront. Ne reculant devant rien, même pas le meurtre, le condor finira par dévorer la "Rose blanche". Est-ce à dire que Traven verse une larme sur le pseudo âge d'or que représenterait cette forme d'exploitation collective où les péones mettaient en commun surtout leur misère ? Pas du tout ! Traven n'a pas d'illusions passéistes. Le capitalisme a gagné une première manche, mais en assimilant les péones pour les trans-former en prolétaires de l'industrie pétrolière, il leur ouvre les portes d'un monde bien plus vaste : un monde peuplé de prolétaires semblables à ceux du pétrole mexicain. S'ils savent être solidaires, nous dit Traven, ils sauront prendre leur revanche... Ce livre, publié pour la première fois en France en 1932, garde toute sa force. Il dénonce, en termes simples et avec fougue, la sarabande de crises et de spéculations dans laquelle nous vivons. Pour se libérer de ce monde de fous, les travailleurs ont besoin de lucidité ; ils doivent se convaincre qu'ils ne doivent compter que sur eux-mêmes et se préparer à aller jusqu'au bout. Les romans de Traven peuvent les y aider.
Jacques FONTENOY |
| Liste de lecture : | Oui |
Exemplaires (1)
| Code-barres | Cote | Support | Localisation | Section | Disponibilité |
|---|---|---|---|---|---|
| BR-002123 | 803 TRA | Livre | Bibliothèque PMB Services | Romans et récits | Libre accès Disponible |


