| Titre : | L'activité rationaliste de la physique contemporaine |
| Auteurs : | Gaston Bachelard, Auteur |
| Type de document : | texte imprimé |
| Editeur : | Paris : Presses universitaires de France, 1951 |
| Format : | 1 vol. (223 p.) / ill. / 24 cm |
| Note générale : | Notes bibliogr. |
| Langues: | Français |
| Catégories : |
Sciences humaines > Philosophie |
| Résumé : |
Le philosophe qui médite sur les problèmes actuels de la pensée scientifique est à la croisée des chemins : son effort de réflexion doit-il servir à l’intégration des sciences dans une philosophie rénovée ou à l’intégration de la philosophie dans une pensée scientifique approfondie ? Ou bien encore laissera-t-il se consommer le divorce déjà accepté, parfois désiré, par certains philosophes et certains savants ? Mais son choix est à peine fait, à peine a-t-il décidé de consacrer ses forces à la vie philosophique novatrice attachée à la culture scientifique qu’il reçoit les conseils les plus contradictoires : soyez précis, dit le technicien ; pas de détails superflus, dit le philosophe : soyez exact et rigoureux, dit le mathématicien ; traduisez-nous en langage usuel toutes ces mathématiques, dit le psychologue ; faites-nous comprendre l’essence de la Relativité, de la mécanique des quanta, de la mécanique ondulatoire, dit l’empiriste de la vie commune sans réfléchir qu’aucune de ces disciplines n’a la moindre influence sur la vie commune ! Dites-nous à quelle école de philosophie nous devons rattacher la philosophie de la science contemporaine, dit l’historien de la philosophie sans tenir compte que les savants se font un curieux et symptomatique scrupule d’éviter toute affirmation métaphysique.
Tiraillé par toutes ces exigences contradictoires, le philosophe de la pensée scientifique croit pouvoir se borner au rôle d’historiographe de la science. Il voudrait illustrer les valeurs. Il voudrait avec la science aller au fond des choses. Pour cela, il cherche des origines. Il retourne au rudiment. Il croit avoir dit l’essentiel [2] quand il a fixé les thèmes généraux. Et peu à peu s’introduit dans la philosophie des sciences le plus invétéré des axiomes de la philosophie de la connaissance : l’axiome qui voudrait que le primitif fût toujours le fondamental. |
Exemplaires
| Code-barres | Cote | Support | Localisation | Section | Disponibilité |
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| aucun exemplaire | |||||


