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Résumé :
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F. Arouet tente d’établir le bilan de cette fausse sagesse qui doit enfin se montrer telle qu’elle est : une philosophie des porteurs de dividendes. Le bergsonisme apparaît, des Données immédiates de la conscience à l'Evolution créatrice, comme une suite d’engagements qui ne sont pas tenus : M. Bergson promet qu’il va s’intéresser à la nature, au « concret », à la « vie », qu’il va aérer l’esprit. Il annonce qu’il va mettre en déroute ses prédécesseurs ouvertement adonnés à l’abstrait. « Vous allez voir ce que vous allez voir : je vais vous dévoiler la vie. Avec précaution, avec délicatesse : elle est un oiseau fugitif. Je vais vous donner des raisons d’aimer la vie ». Mais il se contente de mettre à la place des abstractions immobiles, des abstractions nouvelles, dont il dit qu’elles sont la vie, puisqu’elles remuent. Il donne l’apparence de la vie à des objets mythiques, simplement en affirmant que ces statues de Dédale sont en mouvement. A la place d’une philosophie véritablement concrète, il met une rhétorique où un vocabulaire du mouvement remplace celui du repos. Rhétorique qui se résume dans des formulaires, des rituels qui veulent faire prendre pour des réalités de simples incantations magiques : durée mouvante, schème dynamique, liberté, élan vital…
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